7 idées reçues sur les personnes handicapées.

17 octobre 2016

Défiance, appréhension, peur… le handicap dérange. Y compris dans le monde professionnel où les personnes handicapées sont taxées de tous les maux. Démontage de stéréotypes absurdes.

Une personne handicapée ne peut occuper que certains postes dans l’entreprise : C’est faux et surtout illégal. Il n’existe plus d’emploi réservé pour les personnes handicapées. Et ce, dans le secteur privé comme dans le secteur public.

 

Une personne handicapée coûte cher, car il va falloir aménager son poste de travail : Pas si sûr. En effet, selon l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph), seuls 15% des embauches de personnes handicapées nécessitent un aménagement de poste de travail. Bien souvent, il suffit d’un aménagement simple, comme la mise à disposition d’un fauteuil ergonomique. Inutile de casser les murs à chaque fois !

 

Une personne handicapée est plus absente : perdu ! En réalité leur taux d’absentéisme est inférieur à celui des personnes valides. 69% des employeurs interrogés estiment qu’ils ne sont pas plus souvent absents que les autres salariés. (source Agefiph 2005).

 

Les personnes handicapées sont moins performante que les autres : Faux. D’après un sondage Harris Interactive pour l’Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (Adapt) de novembre 2009, 65% des personnes interrogées estiment que « l’intégration d’une personne handicapée n’a pas de répercussions négatives sur la charge de travail du reste de l’équipe ».

 

Une personne handicapée aura du mal à s’intégrer dans l’équipe : anticiper la non-acceptation de la personne handicapée par ses collègues, voilà l’argument type de managers pour ne pas en recruter dans leur service. Or, les faits leur donnent tort. 88% des salariés bossant avec des personnes handicapées trouvent qu’il est facile de travailler avec elles. La moitié d’entre eux estiment même que ces dernières ont été bien intégrées (sondage Adia / Ifop 2009).

 

Un travailleur handicapé résiste moins bien à la pression que les autres : en fait, il résiste ni mieux ni moins bien à la pression que les autres. Comme les personnes valides, ils sont tributaires de la même ambiance de travail et de la manière de manager de leur supérieur. En outre, certains travailleurs handicapés ont fait preuve d’une grande énergie et ténacité dans leur parcours professionnel et personnel afin de relever des défis et franchir des difficultés.

 

Une personne handicapée donne une mauvaise image de l’entreprise à ses clients : cette réaction est souvent dictée par la peur du handicap et de l’inconnu. «Aux employeurs qui réagissent de la sorte, j’argumente que lorsqu’ils vont dans un magasin de sport, ils n’attendent pas que le vendeur soit nécessairement sportif. Ils veulent un vendeur agréable, ayant une bonne élocution et maîtrisant bien les fiches produit. Je recentre donc leur attente sur les compétences de la personne, qu’elle soit handicapée ou non handicapée », souligne Vincent Poirel, responsable égalité des chances et diversité du cabinet Michael Page et membre d’A compétence égale. Comme si Michel Petrucciani ou Ray Charles écornaient l’image de la musique !!

 

Source: https://www.cadremploi.fr/editorial/diversite/handicap/detail/article/7-idees-recues-sur-les-personnes-handicapees.html