Science & Vie s’est demandé si notre cerveau est prédisposé au racisme. Voici les principaux enseignements de cet article, qui s’appuie sur des études de psychologie sociale.
- Un décalage entre discours et pratiques. Les sondages montrent que presque tous les Français jugent révoltantes les discriminations à l’embauche ou au logement, alors que les actes racistes restent nombreux. Le psychologue John Dovidio montre qu’on peut tenir un discours sincèrement antiraciste tout en discriminant inconsciemment, dès lors que cela peut se justifier par des arguments pseudo-rationnels.
- Des stéréotypes qui guident l’action. Face à un inconnu, le cerveau doit décider vite et s’appuie sur des stéréotypes, même sans réalité objective.
- L’amour des siens plus que la haine de l’autre. Dès l’âge de 5 ans, on favorise le groupe auquel on s’identifie, même quand le groupe est formé arbitrairement.
- L’infrahumanisation. Les personnes d’un groupe étranger sont inconsciemment perçues comme moins humaines, donc suscitent moins d’empathie, y compris au niveau cérébral.
Le racisme est-il pour autant inévitable ? Le psychologue Jacques-Philippe Leyens répondait que non : c’est en prenant conscience du raciste qui sommeille en nous que nous parvenons plus facilement à nous en affranchir. C’est aussi le point de départ de nos formations.
Pour en savoir plus : l’article complet sur Science & Vie.
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