Chaque année, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) publie son rapport sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. La 36e édition, publiée en juin 2026, met en lumière un paradoxe que nous connaissons bien dans le domaine des discriminations : les opinions progressent, les actes ne suivent pas.

A. Une société globalement plus tolérante…

L’indice longitudinal de tolérance atteint 64 sur 100 en 2025, le quatrième meilleur score depuis 1990. La tendance de long terme est à la hausse et elle est portée par les jeunes générations : on observe un écart de 25 points entre les personnes nées après 1987 et celles nées avant 1966.

B. … où les préjugés résistent et les actes augmentent

C. Comment expliquer ce paradoxe ?

Plusieurs mécanismes, bien documentés en psychologie sociale, se combinent :

C’est le même paradoxe que nous observions pour le sexisme dans notre article sur les biais de conformité : la prise de conscience progresse, mais elle ne suffit pas à changer les pratiques.

D. Des préjugés qui se forment très tôt

Le rapport consacre cette année un focus au racisme chez l’enfant. Les préjugés se construisent très tôt, à travers la famille, l’école, les médias et les réseaux sociaux. La CNCDH recommande notamment des supports pédagogiques montrant la diversité dès la petite enfance et la formation des professionnels de l’éducation. Nous le disions déjà dans « Quel âge ont nos préjugés ? » : pour agir sur un préjugé, il faut comprendre comment il s’est formé.

E. Ce que cela implique pour les organisations

Vous souhaitez mesurer et prévenir le racisme dans votre organisation ? Contactez-nous.

Etienne Allais